mercredi 5 novembre 2008

THE ROBINS STORY part1 (1949/1953)


L’histoire des Robins commence en 1945 lorsque le ténor Ty Terrell Leonard (1928) rencontre à l’Alameda high school de San Francisco les frères Billy (1928/2007)) et Roy Richard (1929/1978) tous deux baryton. Ils forment alors un trio vocal les A- Sharp Trio. L’année suivante ils se produisent dans un concours de talent dans le club du chef d’orchestre d’origine grecque Johnny Otis ‘le Barrelhouse’ à Watts. Ils terminent à la seconde place et décrochent un contrat pour se produire le week-end dans le club.
Au Barrelhouse, ils font la connaissance d’un chanteur à la voix basse Bobby Nunn (1925/1986) originaire de l’Alabama qui était fortement inspiré par le leader des Ravens Jimmy Ricks qui va les rejoindre. Le groupe effectue son premier enregistrement le mois d’avril 1949 à Los Angeles pour Excelsior un label sur lequel Johnny Otis enregistrait. Le morceau mis en boîte « My Baby Done Told Me» un jump chanté en solo par Bobby Nunn et crédité sous le nom de Four Bluebirds figure en face B d’un simple de Johnny Otis « Courtroom Blues » (Excelsior 540)
Le groupe n’appréciait pas le nom de Four Bluebirds choisi par Johnny Otis et préférait un autre nom d’oiseau « robin (rouge-gorge) » qui était dans la ligné des autres bird groups comme les Ravens et les Orioles.
Peu de temps après ce premier enregistrement, les Robins sont approchés par les frères Mesner patrons de la maison de disque Aladdin. Le 27 mai 1949, le quatette rentrent dans le studio Radio Recorders et enregistrent quatre titres avec Bobby Nunn en soliste.
Le bluesy « Around About Midnight » d’après « Long About Midnight » de Roy Brown est le premier simple publié sous le nom de Robins sur le la label Score subsidiaire d’Aladdin avec en face B « You Sure Look Good To Me » un hit de 1948 pour le Big Three Trio (Score 4010). En juin 1949, sort chez Aladdin le second single issu de cette session « Don’t Like The Way You’re Doing »/ « Come Back Baby » (Aladdin 3031) sans succès.
Un jour, Ralph Bass qui travaille alors pour Herman Lubinsky le patron de Savoy Records de Newark dans le New Jersey se rend au Barrelhouse et est séduit par ce qu’il entend. Bass recommande alors à Lubinsky de signer l’ensemble de la troupe soit, Johnny Otis, le chanteur Mel Walker, la jeune Little Esther et les Robins.
Le 1 décembre 1949, les Robins font leur première session pour Savoy avec Johnny Otis
chez Radio Recorders à Los Angeles avec Ralph Bass à la production. Une demi douzaine de masters sont enregistrés dont quatre par les Robins ; le cool R&B « If It So Baby », « Our Romance Is Gone », « I Din’t Love You so » et la ballade There’s Rain in My Eyes » avec Johnny Otis au vibraphone.
Comme il restait du temps le jour de l’enregistrement, Johnny Otis donne sa chance à Little Esther pour l’enregistrement d’une de ses compositions « Double Crossin’ Blues » avec les Robins comme choristes. Bass envoie la bande à Lunbinsky qui sélectionne le bluesy « If i Din’t Love You So » et le jump « If it’s So Baby » pour être publier en 78 tours sous le nom de Four Robins with Johnny Otis Orchestra (Savoy 726).
Le 11 janvier, la troupe est de retour dans les studios et les Robins enregistrent l’énergique R&B « The Turkey Hop » avec Big Jay Mc Neely en renfort au sax, le jump « I Found Out My Troubles », ils assument aussi les choeurs derrière Mel Walker sur « Cry Baby » crédité Mel Walker & the Blue Notes (Regent 1016).
Fin janvier 1950, « If It So Baby » rentre dans le top 10 R&B. Le même mois sort “Double Crossing Blues” avec curieusement (vu le nombre d’enregistrements des Robins que disposait Savoy) une autre formation The Beale Street Gang en face B (Savoy 731) ; « Double Crossing Blues » un morceau avec des réparties argotiques à forte connotation sexuelle entre Esther et Nunn va se classer au top du R&B chart le 4 février 1950 et rester dans les classements pendant 22 semaines !
Double Crossing Blues.mp3
En février est publié l’excellent « Turkey Hop » (Savoy 732) qui reçoit un bon accueil par les critiques avec en face B la version instrumentale de cette chanson.
Le 13 février 1950, les Robins sont de retour dans les studios et enregistrent « I’m Trough », « I’m Living Ok », lead par Nunn et « There Ain’t No Use Beggin » un des rares titres avec Billy Richard en soliste.
Mais entre temps les Robins qui devaient partir en tournée avec la caravane de Johnny Otis se sont fâchés avec le chef d’orchestre pour des histoires de gros sous à propos des royalties de « Double Crossing Blues » et ils vont carrément se faire virer de la troupe ! Mais malgré la séparation, Savoy continuera à publier trois simples des Robins au cours de l’année 1950 ; « Our Romance Is Gone”/” There Ain't No Use Beggin' (Savoy 738 ) , “I'm Living O.K.” /”There's Rain In My Eyes “(Savoy 752), “I'm Through” /”You're Fine But You're Not My Kind” (Savoy 762)
Bobby Nunn enregistre aussi quelques titres en solo pour le label Blue, mais le mois de juin 1950 les Robins gravent 4 faces pour le label Recorded in Hollywood de John Dolphin sans toucher des royalties ! “Race Of Man” /”Bayou Baby Blues” (R.I.H. 112) et “A Falling Star “/”When Gabriel Blows His Horn” (R.I.H 121) Ils signent alors avec les frères Bihari ou ils enregistrent à nouveau quatre titres le mois de novembre 1950 dont un remake de « Double Crossin Blues » intitulé « Found Me A Sugar Daddy » avec Mickey Champion. Etant toujours lié par contrat a John Dolphin, les enregistrements sont publiés sous le nom de Nic Nacs sur le label subsidiaire Modern « Found Me A Sugar Daddy » sort en décembre avec une chanson de saison « Gonna Have A Merry Chrismas » sur l’autre face (R.P.M. 313) avant d’être réédité le mois suivant avec une nouvelle face B « You Didn’t Want My Love » (R.P.M 316). Au printemps 1951, Recorded In Hollywood publie « Early Morning Blues”
/”School girl Blues” (R.I.H 150) et Modern sous le nom de Robbins avec 2b “Rockin”/”That’s What The Good Book Says » (Federal 12100) qui est la première composition du tandem Jerry Leiber et Mike Stoller a être enregistrée.
A cette époque les membres des Robins excepté Bobby Nunn sont incorporés sous les drapeaux pour une période de deux années. En décembre 1951 Dootone publie un disque de Nunn « Anticipation Blues » provenant d’une bande enregistrée au milieu de l’année 1950 pour le label Blue.
Ralph Bass qui travaille maintenant pour le label Federal de Syd Nathan fait réenregistrer Bobby Nunn en duo avec Little Esther avec notamment « Saturday night Daddy » publié en octobre 1952 avec Little Esther en solo sur la face B.
A la fin de l’année 1952, les Robins sont libérés de leurs obligations militaires, ils recrutent un cinquième membres le ténor Grady Chapman (1929) et change de manager. Ce dernier leur trouve un contrat chez RCA et les Robins sont de retour dans les studios le 21 janvier 1953 pour l’enregistrement de quatre chansons. Sont mis en boîte la ballade « A Fool Such As I » reprise d’un top 5 country de 1952 pour Hank Snow qui est publiée en février avec la composition des Robins « My Heart’s The Biggest Fool” menée par Grady (R.C.A 5175). Leur nouveau ténor est aussi le soliste sur la romance « Oh Why » dans les magasins le mois d’avril couplée à « All night Baby » seul morceau rapide de cette séance (RCA 5271). Federal vexé d’avoir perdu le groupe fait enregistrer les deux mêmes chansons par un groupe nommé Orchids sur le label subsidiaire King. Le mois de juin les Robins retournent dans le studio de RCA à Hollywood pour une nouvelle session de quatre titres avec l’arrangeur Maxwell Davis
“Let’s Go To The Dance” lead par Bobby est un bon jump qui va être édité en août avec « How would you Know » l’une de leur plus fine ballade (R.C.A. 5434).
« My baby Done Told Me » issu de cette séance est la reprise du titre qu’il avaient enregistré avec Johnny Otis pour Excelsior va être retiré au dernier moment par peur des ennuis judiciaires
Le mois de septembre 1953 a lieu la dernière session RCA des Robins, Leiber et Stoller leur ont écrit l’excellent « 10 days in Jail » et participent à la production de la chanson en studio.
« 10 days inJails » est publié en octobre avec « Empty Bottles » (R.C.A. 5489) et est un succès local à Los Angeles ; Le dernier 78 tours à paraître chez RCA est « Get it Off Your Mind » avec sur l’autre face « Don’t stop Now » (R.C.A 5564)

samedi 27 septembre 2008

NAPPY BROWN 1929/2008


Napoléon Brown Culp alias Nappy Brown est né à Charlotte en Caroline du Nord le 12 octobre 1929. Il fait ses débuts dans la chorale baptiste de sa ville, à 16 ans il rejoint le groupe de gospel les Golden Bells. En 1950, il se produit avec le groupe de gospel de Charlotte les Selah Jubilee Singers qui enregistrent un single pour Savoy qui n’est publié qu’en 1955 lorsque Nappy accède à la popularité. Il se met aussi à la musique séculière en chantant du blues dans un club avec son cousin sous le nom de Stepbrothers.
Après avoir bossé dans une usine, il se rend à Newark dans le New Jersey et se joint aux Heavenly Lights qui enregistrent également un simple pour Savoy « Jesus Sait It » qualifié par le magazine Bilboard de très proche du blues. Lors de cette session il est remarqué par le boss de Savoy Herman Lubinsky qui l’appelle dans son bureau et le persuade de participer à un concours de talent. Le concours à lieu dans un hôtel de Newark et Nappy se classe second derrière Roy Hamilton avec son interprétation de « Lemon Squeezin’ Daddy » et décroche en prime un contrat d’enregistrement. C’est avec des pointures comme le guitariste Mickey Baker ou le saxophoniste Sam Taylor qu’il effectue sa première session le 31mars 1954 à New York
Quatre titres sont gravés qui donnent naissance a ses deux premiers microsillons publiés sous le nom de scène de Nappy Brown avec une face R&B et un slow pour la face B ; « That Man » et « Is it True »
C’est avec son troisième disque « Don’t Be Angry » (Savoy 1155) enregistré le mois de févier 1955 qu’il obtient son premier grand succès. La chanson se classe N°2 du R&B chart et N°25 Pop le mois d'avril.
NAPPY BROWN dont be angry 1955.mp3
La reprise de « Don’t be Angry » par le groupe de doo wop canadien les Crew Cuts se classe N°14 Pop. Nappy est alors engagé dans les grandes tournées incluant les stars du R&B de l’époque. Il retourne dans le top 10 R&B l’été 1955 avec « Pitter Pat » (Savoy 1162) ; En 1958 Ray Charles obtient un hit avec sa composition « The Right Time » qui était basé sur un morceau de Roosevelt Sykes . Toujours en 1958, Nappy Brown revient dans les hit parades avec « It Don’t Hurt No More » qui se classe N°8 R&B et N°89 Pop le mois d’octobre. Il retourne une dernière fois dans le R&B chart le mois de décembre 1959 avec « I Cried Like a Baby » N°22, mais ne touche le public blanc du pop chart. Il tourne d’ailleurs essentiellement dans le circuit afro américain et on le voit régulièrement au Paramount et à l’Apollo. Nappy continue à enregistrer pour Savoy jusqu’en 1962, date de l’échéance de son contrat, il retourne alors chez lui en Caroline du nord et prend un emploi d’homme d’entretien à l’Université. Ayant disparu du circuit musical, les rumeurs les plus folles courent alors sur son personnage, on le dit en prison, voir mort !
Nappy Brow refait surface en 1969 avec un album enregistré à New York « Thank’s For Nothing ». En 1971, il revient au religieux avec un groupe vocal de gospel les Bell Jubilee Singers et un album sous le nom de Napoleon Brown & Southern Sisters chez Jewel. Sous le même nom il enregistre un LP sur son premier label Savoy fin 1976.
En 1983 un album live avec le groupe suédois les Roosters est enregistré dans le cadre d’une tournée scandinave. C’est à cette époque qu’il rencontre l’ancien guitariste de Muddy Water Bob Margolin qui l’encourage à retourner dans les studios, en 1984 ils se rendent ensemble a Atlanta pour l’Album « Tore Up ». En 1987, il enregistre a Dallas l’excellent « Something Gonna Jump Out the Bushes » qui marque un etour aux sources.
En 1988, il met en boite à Londres avec le saxophoniste Big Jay Mac Kelly l’album « Just For Me ». Il continue a enregistré abondamment jusqu’en 1997 essentiellement dans des studios de la Caroline du Nord ou du Sud.
Il fait un surprenant retour en 2007 sur le label Blind Pig avec « Long Time Coming » dans la veine de ses enregistrements du style « blues shouters » des fifties. Sur ce CD acclamé par les critiques, il es accompagné par le regretté Sean Costello, il reprend aussi son premier succès « Don’t Be Angry » et son premier enregistrement « That Man » . En bonus un live capté à Tempe dans l’Arizona le mois de février d 2OO2 « Aw Suck Baby avec Bob Corritore a l’harmo et Kid Ramos à la guitare. Hospitalisé cet été Napoléon Brown est décédé le 22 septembre 2008 au Merci Hospital de sa ville natale Charlotte Paix en son âme !


Découvrez Nappy Brown!


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NAPPY BROWN FESTIVAL DE JAZZ VIENNE JUILLET 1991

samedi 16 août 2008

ARTHUR ALEXANDRE


Avec ses chansons R&B teintées de country qui racontaient ses déboires sentimentaux le trop méconnu Arthur Alexander disparu en 1993 à 53 ans influença énormément au début des années soixante les groupes de Liverpool.
“Si les Beatles cherchaient un son c'était le R&B. C’était ce que nous écoutions et ce que nous voulions faire - ressembler à Arthur Alexander »
(déclaration de Paul Mc Cartney en 1987)



Arthur Alexander est né à Florence dans l’Alabama le 10 mai 1940. Son père guitariste de blues qui a vécu dans la pauvreté lui déconseille une carrière musicale. Mais dès ses 14 ans Arthur qui est fan des Clovers, des Dominoes et de Clyde Mc Phatter intègre un groupe de gospel les Heartstrings. La formation auditionne pour Tom Stafford un compositeur de Florence qui possède un petit studio d’enregistrement avec un magnéto à deux bandes.
En 1958, Alexander compose avec Henry Bennet un copain des Heartstrings la musique d’une chanson écrite par Stafford « She Wanna Rock ».
La chanson publiée par Stafford et son partenaire Rick Hall sous la bannière FAME (Florence Alabama Music Entreprises) est enregistrée en 1959 par le chanteur country canadien Arnie Derksen chez Decca.
En 1960, Stafford propose à Arthur le texte incomplet d’une chanson intitulée « Sally Sue Brown », Il la termine et compose la musique avec le guitariste Peanutt Montgomery. Alexandre enregistre alors cette chanson dans le drugstore de la ville avec Montgomery, Jerry Carrigan (batterie), Ray Barger (basse) et le pianiste Pig Robbins. Elle est publiée sous le nom de June Alexandre sur le label Judd propriété de Judd Phillips (le frère de Sam le boss de Sun). « Sally Sue Brown » est un petit succès local pour Arthur Alexander.
Entre temps, Arthur qui vient de se marier et père d’un enfant trouve un emploi de groom dans un hôtel.
L’été 1961, Stafford entend la dernière composition Alexandre « You Better Move On »
Il est immédiatement séduit par cette histoire d’amour dramatique sur une mélodie accrocheuse Il persuade Rick Hall de produire l’enregistrement dans son nouveau studio Fame qu’il vient d’aménager dans un ancien entrepôt de tabac.
Il est accompagné par une section rythmique composée de jeunes musiciens blancs du coin ; Dan Penn & the Pallbearers avec David Briggs (piano), Jerry Carrigan (drums) Norbert Putnam (basse) et le guitariste Terry Thomson qui compose la face B, le fantastique « A Shot of Rhythm & Blues » .
Rick Hall double l’accompagnement vocal de « You Better Move On » et emmène la bande à Nashville à la recherche d’une maison de disques. Après plusieurs refus, il rencontre le DJ Noel Ball qui représente le label Dot en ville avec qui il signe un contrat de distribution dans lequel Hall touchait 2% sur les ventes
Le disque sort le mois de décembre 1961 et atteint trois mois plus tard la 24 ème place du pop chart US. Du jour au lendemain Arthur Alexander accède au statut de star et passe chez Dick Clark dans le show TV American Bandstand.

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Dot lui fait alors enregistrer un album dans les studios RCA de Nashville avec une nouvelle version de « You Better Move On » et toute une série de reprises de succès de l’époque ; « The Wanderer » de Dion, “A Hundred Pounds of Clay” de Gene Mc Daniels, « The Night Has a Thousand Eyes » de Bobby Vee, « Hey Baby » de Bruce Channel et le « Lover Please » de son idole Clyde Mc Phatter. Alexandre dont les relations avec Ball de chez Dot sont tumultueuses qualifiera par la suite cet album de merdique !
Dans les mains de Ball, Alexandre prend un virage plus commercial et pour son second simple chez Dot, il enregistre une composition du team Barry Mann/ Cyntia Well « Where Have You Been » qui se classe dans le top 60 Pop le mois de juin 1962.
Les chansons de ces deux premiers singles d’Arthur Alexander passent régulièrement sur Radio Luxembourg et deviennent rapidement les favorites des groupes anglais avides de R&B.
Dès 1962, les Beatles interprètent ; « Soldier Of Love », « Where Have You Been » et « A Shot of Rhythm & Blues ». Les Rolling Stones enregistrent « You Better Move On » sur leur premier EP, la chanson est reprise au fil des années par les Hollies (1964), Dave Berry, les Drifters, Billy Crash Craddock, Willy De Ville (1981), et même adaptée en français sous le titre « Tu peux t’en aller » pour Alain Dumas (EP Vogue 1963)
La face B de « You Better Move On » « A Shot Of Rhythm and Blues » devient un des classiques du rock anglais. Le rocker Johnny Kidd l’enregistre fin 1962 et sa version inspire Vince Taylor (Barclay 1964)
A Liverpool, les Beatles la chantent live a la BBC le mois d’août 1963, Gerry & the Pacemaker l’enregistrent sur leur premier LP (How do you like it – Columbia octobre 1963), elle est aussi au menu de :Cilla Black (1963) et Lee Curtis (1964)
Dans les 70’s « A Shot Of R&B » est revisitée par les Flamin’ Groovies (1972), Dave Edmunds (1974), Suzie Quatro (1974) A signaler aussi les reprises de ; Chris Spedding (1980) Van Morrison & Linda Gail Lewis (2000).
Avec l’argent gagné par « You Better Move On » qui s’est vendu a 800 000 exemplaires, un nouveau studio Fame est construit à Muscle Shoals. C’est Jimmy Hugues qui l’inaugure avec « Steel away », il reprend lui aussi « A Shot Of Rhythm & Blues » tout comme son compatriote Clyde Mc Phatter.

arthur alexandre you better move on.mp3


Le mois de juin 1962 sort le troisième single Dot d’Arthur Alexandre avec la ballade « Anna (Go to him) » une chanson inspirée tout comme « You Better Move On » par les relations difficiles qu’il entretenait avec sa femme. « Anna » se classe N°10 du R&B chart et N°68 Pop à la fin de l’année 1962 ;
Le mois de février 1963 les Beatles enregistrent « Anna » sur leur album « Please Please Me » et popularisent la chanson à travers le monde. En France c’est l’ex blouson noir de la Bastille, Moustique qui la reprend sur son premier EP.
Lors de la session d’Anna, Alexandre avait mis en boîte une autre de ses compositions « Everyday i Have To Cry Some » que Noah Ball n’a pas jugé utile de publier, ce qui va augmenter le sentiment de frustration du chanteur vis-à-vis de son label. La chanson est enregistrée par Steve Alaimo qui la place dans le pop chart à la 46 ème place et lui ramène des royalties conséquentes.
« Everyday i Have To Cry Some » est repris au fil des années par Dusty Springfield, les Bee Gees, les Gentry’s, les Mc Coys, Jerry Lee Lewis et Ike et Tina Turner qui la transcendent sur le fameux album produit par Phil Spector « River Deep Mountain High » en 1966
En France la chanson est popularisée par Claude François sous le titre « Chaque jour c’est la même chose » (1964), tandis que Marianne Mille la rebaptise « Oublie de pleurer » (1964). Quelques années plus tard en 1979 Eddy Mitchell en fait « Tu peux préparer le café noir »
Arthur Alexandre enregistre encore six autres excellents 45 tours simples pour Dot jusqu’en 1965 avec les meilleurs musiciens de Nashville comme ; Charlie Mc Coy, l’incomparable batteur Kenny Buttrey, les guitaristes Mac Gayden et Wayne Boss, Pig Robbins au piano et Henry Strezelecki à la basse
Il y a « Go Home Girl » que reprend Ry Cooder en 1977, puis essayant d’exploiter son aisance avec la musique country Ball lui fait enregistrer « I Wonder Where You Are Tonight » le hit de Johnny Bond couplé au gracieux « Dream Girl ». Suit « Keep Her Guessing » avec le renfort de Boots Randolf au sax et « Black Night » de Charles Brown qui est repris en France par Ronnie Bird avec la complicité de Mickey Baker (« Tout seul » EP Decca 1964) avec en face B sa composition « Old John Amos » avec Scotty Moore a la guitare, mais rien n’y fait le succès n’est plus au rendez vous
Ball malade c’est Bill Haney qui produit son dernier single Dot une fine interprétation du standard country « Detroit City ». La bande de la face B « You Don’t Care » est envoyée chez Norman Petty à Clovis pour être retravaillée par le groupe de rock les Fireballs.
Arthur est maintenant divorcé de sa femme Ann et vit à Nashville ou il partage un appartement avec le chanteur Joe Henderson.



En 1965, il signe chez Sound Stage 7 label subsidiaire de Monument où il enregistre 6 singles entre 1966 et 1970
Au printemps 1966, il tourne en Angleterre rencontre George Harrison, mais ses prestations dans les temples du R&B comme le Flamingo et le Ram Jam Club n’ont guère laissées de souvenir mémorable, Bill Millar présent au Ram jam note : il ne reste que trente minutes sur scène, puis alors qu’il interprète « If had a hammer » ( !), il regarde sa montre et quitte la scène sans terminer la chanson. Au Marquee, il interprète (Baby) for you » son premier disque pour Sound Stage 7 devant un public venu voir le groupe mods les Action. Arthur Alexander chante aussi son hit « You Better Move On » pour l’émission TV Ready Steady Go
Ses enregistrements R&B teintés de country pour Sound Stage produits le plus souvent par Chips Moman et arrangés par Bill « Rauchy » Justis étaient en dessous de ses précédentes productions. Se détachent du lot « Turn Around » qui swingue a la Jackie Wilson » et « Set Me Free », il grave aussi une cover de « Spanish Harlem » de B.E King, mais aucun de ses disques ne se classe dans les charts
Apparemment des problèmes de santé et de dépendances l’affectaient et perturbaient son travail, il disparaît même complètement de la circulation entre 1970 et 1972 !

mercredi 28 mai 2008

BOBBY CHARLES: See you later alligator

SWAMP POP CLASSICS


Considéré comme l’un des pionniers du swamp pop Robert Charles Guidry est né à Abbeville en Louisiane le 21 février 1938
Il grandit en écoutant de la musique traditionnelle Cajun, mais c’est la découverte de Fats Domino qui va changer sa vie
Durant son adolescence il avait l’habitude d’utiliser l’expression « See you later alligator » avec ses copains, un jour après une fête à l’école une fille lui répondit « after a while crocodile »
Le jeune Robert compose alors sur ce thème «Later Alligator ». Le morceau va être mis en boîte dans les studios de Cosimo Matassa avec un son typique de la Nouvelle Orléans joué par son orchestre les Cardinals
Le disque sera édité au début de l’année 1956 par Chess spécialisé dans la musique noire, sous le pseudo Bobby Charles et se classe dans le top 15 du R&B chart, mais lorsqu’une photo de Bobby paraît dans le magazine Bilboard il disparaît des classements ! Embarqué dans une tournée entièrement composé de musiciens noirs il va subir la discrimination raciale à l’envers !
swamp pop bobby charles see you later alligator.mp3

Entre temps Bill Haley lui a repris son « See You Later Alligator » sur la major Decca et va en faire un hit mondial N°7 Pop et le comble pour Bobby N°6 R&B
C’est sous la direction de Willie Dixon que Bobby Charles enregistre son second simple Chess la ballade plaintive « Why did You Leave » couplée à « Don’t You Know I Love You » . Pour son troisième disque il grave le rock « Take It Easy Greasy » un titre où il reprend les ingrédients qui ont fait le succès de « Alligator », mais c’est l’autre face « Time Will Well » une composition de Paul Gayten qui a les ferveurs du R&B chart #11 l’été 1956 ; Quatre autres singles Chess vont suivre sans succès, laché par Chess, il signe chez Imperial où ils enregistrent plusieurs morceaux écrits par le tandem Dave Bartholomew /Fat Domino, soit six simples Impérial entre 1958 et 59 sans plus de succès. En avril 1960 Fats Domino enregistre une composition de Bobby « Walking to New Orleans » et se classe #2 du R&B .chart et # 6 pop. En 1961 il écrit « But I Do” pour Clarence « Frogman Henry » qui est également un énorme tube (#9 R&B /#4 pop mars 1961). Entre 1963 et 1965 Bobby Charles retournent dans les studios pour enregistrer quelques singles pour différents labels sans impact. Au début des années 70 sous le coup d’une inculpation pour possession de drogue il se retire à Woodstock sous une fausse identité, il fait la connaissance fortuite de Paul Butterfield qui le met en contact avec le manager Albert Grossman qui le persuade de revenir à la musique. Il enregistre alors l’album « Bobby Charles » produit Rick Danko du Band accompagné par les musiciens de Paul et de Dr John au piano. Un album à redécouvrir où figure l’une de ses meilleures compositions « Tennessee Blues ». En 1976 Bobby Charles chante “Down South in New Orleans sur l’album: "The Last Waltz,"du Band. Depuis, il a enregistré quatre autres CD, dont dernièrement “Last Train to Memphis une rétrospective de sa vie en musique.


Discographie
- Later, Alligator / On Bended Knee (Chess 1609 1955)
-Why Did You Leave / Don't You Know I Love You (Chess 1617 1956)
-Time Will Tell / Take It Easy, Greasy (Chess 1628 1956)
-Laura Lee / No Use Knocking (Chess 1638 1956)
-Why Can't You/ Put Your Arms Around Me Honey (Chess 1647 1957)
-You Can Suit Yourself / No More (I Ain't Gonna Love You) (Chess 1658 1957)
bobby charles you can suit yourself.mp3
-One Eyed Jack / Yea Yea, Baby (Chess 1670 1957)
-Since She's Gone / At The Jamboree (Imperial 5542 1958)
-Since I Lost You / Oh ! Yeah (Imperial 5557 1958)
-What Can I Do / The Town Is Talking (Imperial 5559 1958)

-Bye Bye Baby / Those Eyes (Imperial 5642 1959)
-What A Party / I Just Want You (Imperial 5681 1959)
-Four Wind / Nothing Sweet As You (Imperial 5591 1959)
-Goodnight Irene/I don’t know (Farie 21018 1959)
-Big boys Cry/You Made Me Love You (Hub City 715 1963)
-Sometimes/24 Hours (Hub City 716 1963)
-Everybody's Laughing / Everyone Knows (Jewel 728 1964)
-I Hope / Goodnight Irene (Jewel 729 1964)
-Ain't Misbehavin' / Preacher's Daughter (Jewel 735 1964)
-One More Glass Of Wine / Oh ! Lonesome Me (Jewel 740 1964)
-Worrying Over You/The Walk (Paula 226 1965)
- Small Town Talk/Grown Too Old (Bearsville 0010 1972)
-Lonsesome Christmas/Lonesome Christmas (Rice N Gravy 22139 1986
-Lil’ Cajun/Secrets (Rice N Gravy 23138 1986)

LP/CD
-Bobby Charles - (Bearsville BR2104 vinyl LP 1972)
-Clear Water (Zensor Lp 35 cd 42 1987
-Wish You Where Here Right Nown (Cd Rice N Gravy 1035 1994)
-Secrets Of The Heart (Cd Rice N Gravy 1240 1998)
-Last Train To Memphis (Cd Rice N Gravy 010 2004)

vendredi 25 avril 2008

NATHANIEL MAYER: VILLAGE OF LOVE


L’histoire de Nathaniel Mayer (il est né le 10 février 1944) commence un jour de 1961, lorsqu’il se rend à vélo chez Fortune records, armé de chansons adolescentes plein la tête et le désir brûlant de devenir une idole des jeunes.
Fortune était un label indépendant fondé par le couple Devora et Jack Brown qui régnait alors avec sa foule de labels satellites dans le Détroit pré Motown de la fin des années cinquante
Aux Brown’s, le jeune Nathaniel raconte son premier fait d’arme, à 15 ans il avait composé une chanson intitulée « Silly Millie » qu’il avait proposé à King/Federal qui la fait enregistrer à un groupe du coin sans contrepartie pour le garçon.
Chez Fortune, il a plus de chance, on lui signe un contrat et il enregistre un de ses textes « My Little darling ». Ce mid tempo à la veine pré soul renforcé par des chœurs féminins se démarque par ses arrangements incongrus maracas et flûte traversière plus quelques apparitions de sax. La face A de ce disque (Fortune 542) précurseur de la soul naissante est une magnifique ballade « My last dance With You » composée par Devora Brown et enregistrée avec des copines d’école les Fabulous Twilights .

Son second enregistrement l’utopiste « The village of love » (Fortune (545) est encore fortement marqué par le doo wop tout comme sa face B la ballade « I want a woman ». Distribué à travers le pays par United Artists « Village of love » est un hit en ce printemps 1962 et se classe N° 16 du R&B chart et 22 pop et lui vaut un passage dans American Bandstand l’émission TV de Dick Clark

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nathaniel meyer VILLAGE OF LOVE.mp3


Les artistes de chez Fortune formaient avec leur boss une véritable famille, Nathaniel fréquente l’autre déjanté du R&B André Williams et le leader des Diablos ; Nolan Strong.
Il est désormais une star à Detroit et rencontre même son idole James Brown, tout semble baigner pour Nathaniel pourtant son village de l’amour restera son seul et unique tube.
Son troisième disque comporte le sauvage et bluesy « Leave me alone » avec ses guitares surf et l’émouvante ballade « Hurting love » (Fortune 547)
Pour Noël, il demande a Santa Claus qu’il lui ramène sa belle dans « Mr Santa Claus » (Fortune 550) .
Trois singles sortent en 1963 ; «Well i’ve got news» toujours aussi merveilleux et ex face B de Mr Santa couplé au rayonnant « Work it out » brailler par Nathaniel sur une rythmique sauvage (Fortune 555)
Le magnifique « I had a dream » (Fortune 554) et sa ballade soul "I’m not gonna cry » et « Return to the Village of love » (Fortune 557) une suite carrément funky de « Village of love », ou il tente sans succès de recapitaliser son premier tube. Mais face à la domination de Motown ces simples sont éclipsés.
Fortune édite aussi en cette année 1963 un album, en fait deux quasi similaires l’un intitulé « Village of Love » - Nathaniel Mayer & Twilights (Fortune 8013) l’autre « (Going Back to the) Village of Love « - Nathaniel Mayer & Fabulous Twilights (Fortune 8014)
Ou parmi les titres de ses singles on trouve l’une des meilleures reprises soul du « Summertime » de Gerschwin
Un seul single paraît en 1964 « A place i know » (Fortune 562) ou l’on retrouve des réminiscences doo wop et qui est publié sous le nom de Nathaniel Mayer and the Dynamics with the Crescendals avec le funky « Don’t come back » calqué sur James Brown. Puis il faut attendre 1966, ou est publié son dernier 45 tours Fortune « I want love and affection (not the house of correction) » digne des pépites Stax. Ou il chante « J’ai été condamné en 1963 pour attaque a main armée mais j’ai besoin d’amour et d’affection pas de maison de correction ». La B side « From now on » est tout aussi groovy .
NATHANIEL MEYER I WANT LOVE AND AFFECTION.mp3
Dans sa production Fortune, il n’y a rien à jeter, de la pur soul des ghettos, l’intégrale de ses enregistrements Fortune a été rééditée par Vampi Soul !
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Curieusement alors qu’à cette époque le nouveau son Motown de Detroit envahie le monde Nathaliel Mayer ne fait pas partie de la fête. Mayer déclare avoir été approché par Motown pour chanter avec le groupe vocal les Contours (N°1 en 1962 avec « Do you love me ») mais qu’il préférait se produire sous son nom (Soul bag N°190)
Après son départ de Fortune, Mayer enregistre en 1968 « Bald Headed Woman » un disque produit par GinoWashington resté inédit et que le label Norton va rééditer en 2002
Mayer traîne ensuite semble t’il avec le gang des Earl Flynns, des gangsters flamboyants qui prirent le nom de l’acteur qui Errol Flynn qui écumèrent Detroit dans les 70’s
Il faudra alors attendre 1980, pour retrouver Mayer dans un studio pour un single disco autoproduit « Super Boogie »/ »Raise the curtain high » (Love Dog 101)
En 1996, le groupe garage Detroit Cobras fait revivre son Village of love ( Human fly)
C’est sous l’impulsion de son ami Geno Washington qu’il retourne sur scène, pour le millénium concert puis il est invité à la Nouvel Orléans en 2003 pour le festival annuel the Ponderosa stomp qui célèbre les musiques roots
En 2004, Nathaniel Mayer signe chez Fat Possum et fait un come back remarquable avec l’excitant album « I just want to be held » qui nous ramène à la grande période de la soul urbaine.

Le CD démarre avec l’énergique « I wanna dance with you » suivit d’une première surprise une crade cover de « I Fount out » de John Lennon (du LP Plastic Ono Band 1970) « Satisfied Foll » seconde reprise est une petite perle remplie de cuivre avec un orgue Farfisa en contrepoint. « I’m in love » est un superbe mid tempo soul. Mayer a écrit sept des dix chansons que comporte cet album sur lequel il n’y a rien à jeter. « Leave me alone » relecture de son troisième simple Fortune de 1962 avec son solo de guitare vous donne la bougeotte tandis que « You gotta work » est plus rock.
« From Now On » dernière reprise est à nouveau de la soul pur jus, tout comme le dragueur « Stick it lick it ». « Your the one » une magnifique ballade soul. Le disque se termine avec « What’s your name » dans la veine garage rock
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Sur son dernier opus toujours aussi excentrique « Why don’t you give it to me » paru en 2007 chez Alive Natural sounds sa voix caverneuse sonne usée et semble sortir d’outre tombe. Les cuivres sont abandonnés, place au rock garage teinté de psychédélisme à faire fuir les puristes soul. Mayer est entouré d’une paire de jeunes musiciens rock de Detroit ; les guitaristes Matthew Smith (Outrageous Cherry) et Dan Auerbach (Black Keys), le batteur Dave Shettler (SSM) et le bassiste Troy Gregory qui lui tissent une toile complexe avec leurs instruments
Plage 1 : « Why Don’t you give it to me » un mid tempo bluesy qui donne son nom au CD avec une superbe pochette, suit « White dress » un des titres forts de l’album qui sonne très garage voir punk « I’m a lonely man » a des accents psyché. « Please don’t drop the bomp » baigne dans un climat étrange. Fringant (ou pas ! vu son état) en tout cas le vieux briscard remarque encore les belles filles et le fait savoir dans «Everywhere a go » et devient encore plus salace avec « Why dontcha show me » et on a l’impression a tout moment qu’il va pousser son dernier râle !. « What would you do ? » enchaine sur « Doin’ it » est une longue fresque de plus de 8 minute qui baigne a nouveau dans le psychédélisme .Le disque se termine avec le cool « Dancing Mood » sur un air rock steady
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Le 2 décembre 2007 Nathaniel Mayer s’est produit à la Maroquinerie à Paris accompagné par trois jeunes musiciens de la scène garage de la Motor city ; le guitariste Matthew Smith qui a participé à l’enregistrement de « Why don’t you give me », Chad Gildchrist (basse) et Bob Mulrooney (batterie)
Dans la salle au trois -quarts vides, il n’y guère qu’une centaine de spectateurs plutôt jeunes pour faire un triomphe à Nathaniel qui arrive impeccable en costard blanc marchant péniblement avec sa canne.
Nathaniel Mayer figure aussi au générique du film de Dan Rose « Wayne Country Ramblin’ »
Ses trois CD qu’on arrive à trouver à des prix corrects sont indispensables a tout amateur de R&B & Soul qui se respecte

CD

I JUST WANT TO BE HELD FAT POSSUM P 2004 *****

I WANT LOVE AND AFFECTION NOT THE HOUSE OF CORRECTION
VAMPI SOUL VAMPI 072 *****

WHY DON’T YOU GIVE IT TO ME ALIVE NATURAL SOUNDS 0079-2 P2007 ****

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ACTU: 22 avril
Nathaniel Mayer est actuellement hospitalisé suite a une attaque cardiaque !

Nathaniel is still in the hospital, slowly recovering from the stroke. His right side and speech have been affected. He is more alert now, and though speech and movement are difficult for him at the moment, the slight improvements he's made are encouraging. The X-rays reveal that the damage from the stroke was limited to a small area, so the doctors think a considerable recovery is possible. Nate is aware of the many messages he's recieved here. Knowing how much everyone cares about him is giving him strength. Also, listening to lots of James Brown on the CD player is doing him good.

vendredi 28 mars 2008

LARRY WILLIAMS "BAD BOY"


Né à la Nouvelle Orléans le 10 mai 1935, Larry Williams apprend d’abord à jouer de la guitare basse avant d’être initié au piano par le chef d’orchestre Oscar Monroe. En 1954, il se produit au piano avec les Lemon Drops une formation vocale qui interprète des chansons de Fats Domino et Lloyd Price.
Un jour il rencontre son idole Lloyd Price qui l’embauche comme pianiste et valet pour ses tournées ! Lloyd Price demandera à son patron Art Rupe une audition pour les Lemon Drops qui restera sans suite en partie à cause de l’incorporation dans l’armée de Price.
En 1957, après son service militaire en Corée, Lloyd Price quitte Specialty pour fonder sa propre maison de disque KRC. Avec sa ballade mélodique dans le style New Orleans « Just Because » qui est distribué à travers le pays par la major ABC, il est a nouveau sur la route du succès.
Art Rupe et Bumps Blackwell font alors appel à Larry Williams et le convoque à Los Angeles pour enregistrer une reprise de « Just Because » (Sp. 597) pour contrer les ventes du 45 tours de Lloyd Price. Si la version originale se classe N°3 du R&B chart, elle va être talonnée par celle du nouveau venu Williams qui se positionne à une respectable 11 ème place. Sur ce premier disque Larry s’accompagne lui-même au piano et la face B du single est un jump bluesy bien soutenu par le saxophoniste Plas Johnson originaire comme lui de la Cresent City. Dans la foulée, Williams enregistre à Hollywood pour Specialty, le 26 avril 1957 avec Rene Hall (guitare) Ted Brinson (basse) Earl Palmer (batterie) et J.J.Jones (sax) « Short fat Fannie » un bon rock dans le genre « novelty » qu’il a composé a partir des titres de différents succès de rock and roll. « Short Fat Fannie » (Sp 608) se classe à la première place du R&B chart et N°5 Pop en juin 1957 et distribué par London rentre dans le top 25 britannique.
Larry Williams Short fat Fannie 1957.mp3
Lors de cette session d’avril, Larry avait aussi mis en boite une reprise du thème de carnaval « Jockomo » de James « Sugarboy » Crawford qui va rester dans les fonds de tiroir du label. En juin il fait une session à la Nouvelle Orléans et enregistre « Oh Baby » avec le saxophoniste Lee Allen et une bonne reprise du hit de Huey Piano Smith « Rockin’ Pneumonia » avec Art Neville. Une nouvelle fois ces deux titres ne seront pas publiés à l’époque. De retour à Hollywood il rentre en studio le mois de septembre 1957 avec la même section rythmique que « Sort Fat Fannie » pour graver les chansons de son troisième single Specialty. L’excellent rock « Bony Moronie » (Sp 615) est a nouveau un smash et se classe N°4 R&B et N°14 Pop et N° 11 en Angleterre. La face B « You bug me baby » du même acabit provenant d’une séquence de juin a été composée par Larry avec le renfort de Sonny Bono rentre dans le pop chart N°45. Avec l’argent gagné, Larry en bon flambeur s’achète quelques Cadillac, mais curieusement sa chute va être aussi rapide que sont ascension. Pourtant ce ne sont pas ses enregistrements qui peuvent être mis en cause, son nouveau disque avec ses deux fameuses compositions « Dizzy Miss Lizzy » et « Slow Dow » (Sp. 626) est fabuleux, mais il ne rentre même pas dans le R&B chart. « Dizzy Miss Lizzy » avec la guitare twangy de Rene Hall se classe N°69 pop le mois d’avril 1958. La face B le torride « Slow Down » tente de recapturer l’énergie de Little Richard qui vient de quitter le rock and roll pour entrer en religion.
En avril 1958, Larry Williams tente de lancer une nouvelle danse « The Hootchy-koo » (Sp. 634) malgré un rock sauvage « The Dummy » en face B le disque est un flop. Le mois d’août il retourne dans les studios pour enregistrer « Peaches and Creams » (Sp.647) dans un style musical proche des Coasters et une belle ballade dans la tradition neworléanaise « I was a fool » en face B, le disque une nouvelle fois ne se vend pas. Suit, « Bad Boy » (Sp. 658) l’histoire d’un mauvais petit kid qui donne son canarie a manger au chat et met son chien dans la machine à laver et qui préfère avant tout le rock and roll à l’école s’approche encore plus du style des Coasters. La face B « She Said Yeah » un autre rock and roll frénétique a été composé par Sony Bono et Roddy Jackson.
Début 1959, les chœurs féminins font leur apparition sur « I Can’t stop loving you » (Sp. 665) couplé « Steal a little kiss » dans la même veine. Sort ensuite l’énergique « Give me love » (Sp.677) avec les Stewarts Singers couplé à l’intense romance « Teardrops »
Le banal « Ting a ling » (Sp. 682) publié avec sur l’autre face une version rock and roll du classique blues « Good Morning Scholl girl » va être son chant du cygne pour Specialty
Specialty publiera un album « Here’s Larry Williams » (Sp.2109) avec quelques titres nom paru en simple comme : « Make a little love » et sa relecture du hit de son ex boss Lloyd Price « Lawdy Miss Clawdy » datant de 1957. Il laissera dans les tiroirs de Specialty de nombreux inédits enregistrés entre 1957 et 1958. Ses reprises de « Zing Zing » de Art Neville, « Heeby Jeebies » de Little Richard et quelques compositions personnelles « Hocus Pocus », « Jelly Bellie Nellie » « Marie Marie » .
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Après avoir été arrêté pour possession de drogue, il quitte Specialty fin 1959 et se rend à Chicago où il signe chez Chess. Il déclarera quelques années plus tard :
« Je ne suis pas un rocker. C’est le manager de Specialty qui m’a forcé à le devenir et à enregistrer des titres dans le style de ce que faisait Little Richard. Je reconnais que commercialement parlant, l’expérience fut intéressante, mais ce n’est pas sans contentement que je ne renouvelais pas mon contrat »
Pour Chess, il enregistre quelques faces en abordant librement différents genres avant d’atterrir à la case prison. « My baby’s got soul » une profonde ballade soul soutenue par une flutte (Ch. 1736) est le premier de la série dequatre singles. « Baby baby » (Ch.1745) ressemble à son « Peaches and cream », sa face B « Get ready » produite par Willie Dixon et Billy « the kid » Emerson est un pseudo gospel camouflant un commentaire social mais trop étrange pour le grand public. « I wanna know » (Ch. 1761) est un rock sauvage dans la veine de ses meilleurs titres pour Specialty, et offre de l’autre côté de la galette un rock teinté de blues « Like a gentleman oughta ». « Fresh out » (Chess 1805) en 1961 marque son chant du cygne pour la marque de Chicago. Pendant que Larry croupi en prison, ses chansons sont interprétés par tous combos de Liverpool qui affectionnaient particulièrement les rock'n'rollers frénétiques noirs comme Little Richard et Larry Williams. Parmi les aficionados de Larry Williams, les Beatles qui ont enregistré trois de ses chansons ; « Dizzy Miss Lizzy », « Slow Down » et « Bad Boy ». Même les Rolling Stones reprendront « She Said yeah » sur l’album « December Children ». Lorsqu’il sort de prison, Larry se dit il est temps d’aller faire un tour en Grande Bretagne, il s’y rend en 1965 accompagné par Johnny Guitar Watson et apparaît à l’affiche de nombreux clubs branchés londoniens comme « Le Marquee » et « Le Flamingo ». Accompagné par un combo anglais de Guilford les Stormsville Shakers et Watson, il enregistre un album pour Decca « The Larry Williams Show » (Decca 4691) où à part « Slow Down » tous les autres morceaux sont des inédits ; il reprend entre autre « Whole lotta Shakin’ going on » de Jerry Lee Lewis et une surprenante version du « For Your Love » des Yardbirds. Un autre disque enregistré live au Marques « On stage recording live » sur lequel Larry Williams interprète ses plus grands succès est publié par Sue (Sue 922).
Lorsqu’il retourne aux USA, Larry Williams confirme son orientation soul et enregistre pour Smash en 1966 « Boss Lovin ». En 1967, il signe pour OK label subsidiaire de Columbia et produit l’album soul de Little Richard « The Explosive Little Richard » publié le mois de janvier 1967. Pour Little Richard, Larry Williams fut le plus mauvais producteur du monde, « il voulait que je copie le style Motown, ! »
Chez OK Larry réenregistre aussi ses succès de rock and roll de chez Specialty pour un LP « Greatest Hits (Okeh 14123) . On trouve aussi sur cet album des titres soul plus contemporain comme : « Boss Lovin » et I hear my baby » et deux mornes reprises de Ray Charles « I got a Woman » et « Mary Ann ».
Larry enregistre ensuite en duo avec Johnny Guitar Watson « Mercy Mercy Mercy » (Okeh 7274) qui est a l’origine une composition instrumentale jazz de Cannonball Adderley. Et pour la première fois depuis huit ans il retourne dans les hits parades américains. « Mercy Mercy Mercy » rentre dans le top 25 R&B en mars 1967 et fait un petit tour dans le top 100 pop.
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Larry Williams Johnny guitar Watson Mercy Mercy.mp3
Quelques mois plus tard le groupe pop les Buckinghams rentre dans le top 5 pop avec leur reprise de la chanson. Larry et Johnny gravent aussi l’excellent album « Two For the price of love » (Okeh 14122) la chanson qui donne son nom au disque va être reprise par les O’Jays chez Bell. Le dynamique duo retournera dans les classements R&B avec « Nobody » début 1968.
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Parallèlement Larry Williams exerçait l’activité fructueuse de mac en faisait travailler une flotte de prostituées qui lui rapportait plus d’argent que ses ventes de disques.
Il était aussi un trafiquant de drogue notoire menacent un jour de flinguer Little Richard qui n’avait pas régler une dette de cocaïne.
En 1978, il réapparaît avec une version disco funk de « Borony Moronie » paru chez Fantasy, posant sur la pochette de ce disque sous titré « The resurrection of funk » en manteau de fourrure remplissant le réservoir d’une Rolls Ryce avec une bouteille de champagne !
Deux années plus tard, le 2 janvier 1980 Larry Williams est retrouvé chez lui à Los Angeles avec une balle dans la tête. Il avait 44 ans, la police conclura à un suicide mais pour ses associés il s’agirait plutôt d’un homicide !
Mais cette fin sordide ne doit pas nous faire oublier que Larry Williams fut un vocaliste incendiaire, un compositeur et pianiste parmi les plus grands du rock and roll noir

mardi 18 mars 2008

JIMMY BOCK: BLUES FOR JOHNNY


« The Son of the blues »

Cela fait trente ans que l’alsacien Jimmy Bock prêche en perfecto et mèche rebelle sur le front la bonne parole du rock and roll en martelant son piano ou son orgue dans les fêtes, clubs, festivals ou soirées privées. Jouer du rock and roll pour lui est un « kiff » terrible comme il le dit et il aime satisfaire et faire plaisir au gens qui le lui rendent bien.
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En 2005, Jimmy Bock discute autour d’une bière avec l'un des associés de Johnny Hallyday
Il apprend ainsi que Johnny prépare un album de blues et le gars lui demande s’il a quelques titres. Jimmy se met au boulot et fait appel à un jeune guitariste mosellan Eric Starczan qui joue aussi avec le batteur Tony Coleman et qu’il a rencontré lors d’un bœuf.
Ensemble ils vont écrire et composer quelques chansons en français comme « J’ai retrouvé mes racines ». Les compos plaisent à Johnny et on les encourage à faire quelques morceaux supplémentaires. Au total Jimmy et Eric écrivent 18 chansons, ils rencontrent même Johnny mais finalement Warner rejette tous les titres. Cette histoire va finalement motiver Jimmy qui n’a plus fait de disque depuis des lustres à les enregistrer lui-même. Ne se sentant pas à l'aise dans le chant en français, il décide de retravailler les chansons en anglais avec Eric. Le résultat un excellent CD de 13 chansons intitulé « Blues for Johnny » Jimmy a mis du rock dans son blues, le rock est bien le fis du blues comme il le chante dans « Son of the blues ». Dans la chanson qui donne son titre à l’album sur laquelle Eric nous montre comment il est devenu un grand guitariste de blues, on sent quand même une certaine amertume quand on écoute Jimmy chanté : « J’ai composé cette chanson juste pour Johnny car il voulait chanté le blues- mais quelqu’un a dit ma chanson n’est pas bonne et maintenant c’est mois qui est le blues… ». L’ombre de Chuck Berry qui fut un de ses premiers chocs musicaux et avec qui il a joué de nombreuses fois rode souvent dans les thèmes et la construction des chansons.
A propos de « You will sing the blues » Jimmy raconte une anecdote assez drôle ; au départ il voulait faire chanter à Johnny « J’ai chanté la vie, j’ai chanté l’amour et j’ai souvent chanté n’importe quoi- mais si m’a vie commencerait là je chanterai le blues… » ce qui a naturellement fait tiquer la major! Jimmy chante maintenant « rouler avec en voiture avec ma baby à côté de moi ce n’est pas une raison de chanter le blues- mais si quelqu’un marche sur mes chaussures en daim bleue, je vais chanter le blues ! »
Parmi les autres réussites une agréable ballade bluesy « That’s my life »,
« Under my skin » réécrit sur le « J’ai retrouvé mes racines est devenu ; « Bye Bye Bluesman » qui termine le CD provient d’un fond de tiroir et n’avait pas été présenté à Johnny. Ce titre très authentique et roots a vu le jour dans l’appart de Jimmy, Eric gratouillait le morceau a la guitare sèche avant de l’enregistrer sur l’ordinateur. Puis Eric souffle par-dessus dans un vieil harmonica Hofner et Jimmy balance « Salut bluesman je ne reviendrai plus ». Le morceau est enregistrer avec le renfort de Pierre Metzger son bassiste de rock a la double basse et Yves Maillé aux baguettes et termine avec merveille ce CD à découvrir d’urgence !

60's beat
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Né en 1948, Jean Michel Boch se met très jeune au piano encouragé par une mère prof de cet instrument. Il découvre le rock and roll à la fin de années cinquante dans les surprises parties ou il accompagne sa sœur plus âgée qu’il devait surveiller ! Un jour sa sœur lui ramène un disque de Ray Charles le fameux « What’d i say » et lui dit « t’arriveras jamais à jouer ce truc » En cachette de sa mère il se met alors à jouer ce morceau et chope le virus du rock an roll ! A 18 ans il lâche les études et rejoint pour les accompagner au piano la deuxième mouture des BLACK & WHITE de Strasbourg avec Dany Gentner (basse) Pierre Denard (batterie) Michel Spielmann (guitare solo) et Henri Elchinger (chant) Le groupe répète en puisant dans le répertoire d’un des groupes anglais les plus sauvages de l’époque les Pretty Things en prévision des éliminatoires du fameux concours d’orchestres organisé par le quotidien régional des Dernières Nouvelles d’Alsace. Le 12 juin 1966, les Black and White se présentent dans le hall du Wacken à Strasbourg, Jimmy a troqué son piano contre le fameux orgue Farfisa, tandis que Henri se démène avec son tambourin à la manière de Phil May, le public les consacre !
En prévision de la finale, les Black and White renouvelle leur matériel et leur garde robe pour un look mods ! Le jour de la finale, ils jouent « Sitting on my Sofa » des Kinks, « Midnight to six man » et « Get the picture » des Pretty Thing, l’ambiance dans la salle atteint son paroxysme et bien que le jury ne les apprécie qu’a moitié les spectateurs font exploser l’applaudimètre et font des Black and White les grands vainqueurs de ce concours ;
Suite à cette victoire on peut même les voir sur la seconde chaîne de TV dans l’émission d’Albert Raisner « Les moins de 20 ans »
Mais paradoxalement le succès va les mener à la séparation au début de l’année 1967
On retrouve Jimmy avec un orgue Hammond et Michel au sein des Inn Crowd monté par l’ex Rhythm Checkers l’allemand Dave Kelly avec le guitariste Gert et Charlie Kaufmann aux baguettes. Cette formation tourne essentiellement dans les bases américaines en Allemagne en jouant du R&B du rock et de la country ; Les Inn Crowd font même la première partie de Fats Domino.
A Kaiserlautern, Jimmy qui jouait avec les Inn Crowd dans le mess des officiers ricains fait la connaissance d’un chanteur écossais William « Billy » Thomson qui jouait en face avec son groupe pour les hommes de troupe. Le camion Bedford des écossais étant en panne Jimmy propose à Billy de venir avec lui à Strasbourg. Ensemble il fonde les LOVE avec Michaël Czeninga à la guitare solo, Dany Gentner à la basse et Charlie à la batterie. Les Love animent les clubs de la capitale alsacienne avec des morceaux comme « You keep me hangin’ on » des Vanilla Fudge, mais splitte rapidement. Billy fera finalement carrière avec les Falcons ou Jimmy jouera temporairement.
Jimmy, Dany, Michaël reprennent le flambeau des Rhythm and Checkers avec le retour de Roland « Bouboule » Bauer au chant et à la batterie. Au tournant de la décennie le groupe s’oriente vers le style pop français alors à la mode et c’est dans ce genre qu’il enregistre studios Barclay à Paris en 1972 un 45 tours sous le nom de Checkers.
Les deux chansons de ce disque « C’est un rêve » et « Ouanita » ont été écrite par André Schneider; Les Rhythm Checkers new look se produisent dans les divers festival pop de la région et deviennent les Crucifer l’un des meilleurs groupes pop progressif du grand Est.
A la fin des années 70, les Rhythm Checkers qui pour survivre animaient souvent des bals tout en jouant du Santana et du Deep Purple rangent leurs instruments.

ROCK AND ROLL IS HERE TO STAY

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jimmy bock we gonna roll.mp3


Jimmy décide alors de se mettre au service du rock and roll appliquant la maxime de Danny and the Juniors "Rock Roll is here to stay ».
Porté par la vague du rockabilly, Jimmy va prêcher la bonne parole du rock and roll made in Alsace martelant avec fureur les touches de son vieux piano dans un style proche de Jerry Lee Lewis. Il se produit avec trio les Blue Train et ouvre pour Rory Gallager à la foire au Vins de Colmar.
En 1982, il enregistre un premier 45 tours avec les Blue Train composé de: Richie Logel (batterie),JP Schall (basse) Frank Schatz (guitare).
Au menu de ce simple publié sur le label Guzze records du nom de leur manager deux boogies composés par Jimmy l’excellent « You gonna rock » et « Take a change with me » écrit autour des titres des différents classiques du rock.


En 1983, il est programmé en première partie de Docteur Feelgood au Creusot.
En 1984,il enregistre son premier album live au centre pénitentiaire de Toul accompagnés par les Crazy Rockets alias Gérard et ses Beaux Frères Sur ce LP publié par Omega une demi douzaine de covers de Little Richard, du Chuck Berry, Cochran Ray Charles et un Fever d’anthologie
« Jimmy Bock dont le nom rime avec rock a tout pour séduire, car il possède en outre ce feu sacré et cette présence sans lesquels un bon musiciens ne sera jamais qu’un bon musicien.
Jimmy est un grand rocker et cet album live restera pour attester de son charisme Go Jimmy Go rock ami »
Ecrit l’historien du rock Michel Rose au dos de la pochette.
Après l’enregistrement de ce premier album les Crazy Rocket deviennent pour un temps son backing band
Parallèlement il accompagne Chuck Berry lorsque celui débarque sans ses musicos lors de ses tournées européennes ; C’est au milieu des années 70 que l’organisateur Harry Lapp fait la première fois appel avec Jimmy pour accompagner Chuck au piano. Une relation d'amitié se nouera entre les deux hommes malgré la froideur et le mauvais caractère du pionnier. On les verra encore ensemble sur scène dans le cadre du festival de jazz à Vienne en 2004.
Jimmy enregistrera deux autres albums de rock and roll dans les années 80 « En concert » et « Story of rock and roll » avec des compositions personnelles. Ces trois CD de rock ont été réédités en CD par Omega

CD BLUES FOR JOHNNY COSMPOPOLITE RECORDS


http://www.jimmybock.com

merci à David de route66 radio RDL Colmar !